Virements bancaires par téléphone, une solution qui donne des idées …

On constate un peu partout en Afrique que le nombre de comptes bancaires ouverts est encore très limité, alors que la téléphonie mobile est un véritable succès. Fait intéressant,  les opérateurs téléphoniques et les banques ont coopéré pour mettre en place des virements par téléphone afin d’accroitre l’utilité des banques même dans les zones les moins accessibles.

Une solution peu coûteuse a été développée permettant de faire des transferts d’argents par téléphone. La solution est simple : elle fonctionne par l’envoi d’un SMS au destinataire du montant avec un code secret valable quelques heures.Ce dernier peut aller au distributeur le plus proche et retirer grâce à ce code sans carte. C’est bien sûr réservé à de petits montants et si il reste un peu d’argent, les utilisateurs peuvent le placer dans des portefeuilles mobiles (des comptes bancaires liés à un téléphone portable) sans avoir à ouvrir de véritables comptes tant que le solde du compte est limité.


Les banques ont mis un peu de temps avant de vraiment s’intéresser à ces solutions
et aux marchés volumineux qu’elles ouvraient. Mais peu après le lancement de M-Pesa, une des solutions développées pour le Kenya, le montant des transferts de fonds reçu par cette méthode dépassait les 100 millions de dollars et le nombre d’utilisateurs atteignait les 15 millions. Cette technologie porte ses fruits puisqu’elle est doublement gagnante : d’un côté elle permet aux banques d’accéder aux marchés ruraux sans avoir à ouvrir de nouvelles agences et c’est également pour les utilisateurs le moyen d’accéder aux services bancaires dans des zones reculées.

Je trouve que cela montre encore une fois à quel point les technologies mobiles peuvent être adaptées à certaines zones en Afrique, le champs des possibles est très large et nul doute qu’il va falloir regarder de près le développement des applications par et pour l’Afrique ainsi que le développement du m-commerce

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Julien PartirDeRien

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5 Comments

  • Lorsque j’ai voyagé au Kenya pendant 3 mois, j’ai bien compris pourquoi le Kenya était le pays le plus développé en terme de mobile en afrique sub-saharienne. Le M-Pesa est super pratique et je l’ai utilisé à plusieurs reprises car les commissions sont raisonnables. J’ai aussi été surpris par l’efficacité de la 3G, même dans les zones les plus reculées.

    Une autre chose génial : on recharge l’électricité d’une maison (en prpaid) via un M-Pesa. Et ça marche au bout de 5 minutes !

    Bref, les technologies de paiement mobiles sont l’avenir en Afrique et partout dans le monde. Espérons que ce business puisse profiter aux populations locales.

    • Bonjour Kalagan ! ça fait très plaisir de te voir sur le blog !
      Effectivement l’Afrique de l’Est est en avance sur le développement des technologies, à tel point que Nairobi est en passe de devenir une nouvelle Silicon Valley. Mais je crois que l’Afrique de l’Ouest n’a pas dit son dernier mot, on le voit avec l’implantation stratégique de Google au Sénégal par exemple.
      Merci pour ton témoignage sur M-Pesa c’est effectivement très pratique ! As-tu vu d’autres outils de ce genre ?

      • Je bosse avec d’autres fintech qui devrait s’implanter en Afrique.
        -Fone2pay
        – Be-bound.fr
        Il y a plusieurs moyen de faire du paiement mobile et de « Bancariser » les populations des lieux les plus reculés.
        Les freins sont les gouvernements et les telecoms.
        Mais en Effet, quand on voit le succès de M-Pesa il y a de bons espoirs.
        Je suis pour qu’il y en ai d’autres qui arrivent sur le marché afin de stimuler la concurrence et aller plus loin dans l’innovation.

  • bonjour, j’aimerais bien savoir comment faire pour entrer en possession de cette application. et j’aimerais savoir si c’est un particulier qui l’a developper ou s’est une entreprise de telephonie mobile

    • Alors pour l’app c’est ici : https://www.mpesa.in/portal/ aujourd’hui le système est supporté par vodafone et africom, et à l’origine l’idée a été mise sur pied par de nombreux acteurs : en premier lieu les chercheurs de Gamos et de la Commonwealth Telecommunications Organisation (du Department for International Development UK), puis Mcel (opérateur Mozambique), l’entreprise Sagencia pour le développement initial et aujourd’hui IBM

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