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Google Made In Afrique Part 1

Google n’attend pas ! Si le marché Africain n’est pas encore tout à fait mature pour ses technologies, ses dirigeants ont senti depuis longtemps l’immense potentiel de ce marché et veulent y jouer un rôle de catalyseur.

Aujourd’hui le marché africain ne représente que 5% des internautes dans le monde mais la croissance est impressionnante : ainsi en 2010 Google enregistre une hausse de 50% des requêtes issues de l’Afrique Sub Saharienne. A cela vient s’ajouter le marché des 500 millions d’utilisateurs de technologies mobiles en Afrique qui sont les futurs utilisateurs d’internet.

Sur ce marché Google a de l’avance et entend bien la conserver. Plus qu’une simple stratégie commerciale la multinationale a une véritable vision pour les technologies sur le continent africain qu’elle considère comme un puissant moteur du développement. Dans ce contexte et à force d’écoute et d’influence, elle est en train de se créer un véritable marché sur mesure avec la volonté de faire rentrer pleinement l’Afrique dans l’ère numérique. Et il se pourrait bien qu’elle réussisse.

Google sur le territoire Africain

Aujourd’hui Google c’est ainsi 6 bureaux en Afrique Subsaharienne :
Au Ghana
En Afrique du Sud
Au Kenya
Au Sénégal
Au Nigéria
En Ouganda
Ils sont les relais très actifs de la stratégie africaine de Google. Ils sont au plus prêts des populations africaines et innovent selon les besoins des internautes. Exemple : le lancement de Gmail ou de Google+ avec un utilisation possible par sms ou la déclinaison de Gmail en wolof, amharic ou swahili. Autre intérêt pour Google : en apprendre un maximum sur l’utilisation de ses produits dans les marchés émergents, chaque bureau ne manque donc pas de remonter à la firme les pratiques constatées sur le terrain.

Une stratégie qui repose sur 3 points :

D’abord une volonté de connecter l’Afrique. Même si on a vu une nette amélioration ces dernières années avec le déploiement des câbles offshore qui ont véritablement boosté la connectivité il reste beaucoup à faire. Dans cette optique, Google conseille les différents pays en terme de gouvernance au niveau technologique en mettant en avant son expérience dans le domaine. L‘effort est également porté sur les opérateurs afin qu’ils développent des offres de plus en plus adaptées et qu’ils réduisent leurs coûts et leurs prix. C’est dans ce but que les serveurs Google ont été implantés un peu partout en Afrique par exemple, pour améliorer le débit des vidéos YouTube notamment mais aussi réduire les coûts des opérateurs. Enfin des mesures sont également prises au niveau des infrastructures, comme le fait d’apporter du très haut débit aux universités par exemple.

Deuxièmement Google a une logique de contenu : l’idée est que si il y a peu d’africains sur internet c’est parce qu’il y a peu de contenu dédié. C’est un point essentiel pour augmenter le nombre de connectés. Dès lors Google nouent des partenariats avec des créateurs de contenus en ligne qu’ils accompagnent techniquement pour mettre en ligne leur contenu et générer de l’argent. Dans ce cadre Google est par exemple partenaire de Carrapide au Sénégal. Le but est de permettre l’apparition d’un internet utile et pertinent aux africains, d’aider à la conception de programmes et de contenus locaux capables de rendre internet plus attractif.

Troisièmement et dernier point la mise en place en Afrique d’un écosystème Internet durable. Dans ce but Google organise des formations gratuites pour les développeurs, les universitaires, les entrepreneurs les blogueurs et les universitaires appelés des Googles Days  ; avec également des conférences un peu partout en Afrique pour éduquer les utilisateurs aux produits google.

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Julien PartirDeRien

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